Le Tony Blair Institute impliqué dans un projet de reconstruction controversé à Gaza
Une enquête du Financial Times révèle des liens entre des employés de l'institut, le BCG et des idées de « Riviera » pour l’enclave palestinienne
The Great Trust
Cette feuille de route – dont l’acronyme Great signifie Gaza Reconstitution, Economic Acceleration and Transformation – a été portée par deux hommes d’affaires israéliens. Détaillé dans une présentation, le projet propose de reconstruire Gaza avec la possibilité de déplacer près de 500 000 Palestiniens. Le BCG a de son côté réalisé les modèles financiers de ce projet, qui prévoit le départ de 25 % de la population gazaouie en finançant leur déplacement à hauteur de 9 000 dollars par personne. Ce projet de reconstruction permettrait à terme d’augmenter la « valeur » de Gaza de 0 à 324 milliards de dollars, selon le même modèle. Les terrains publics de l’enclave seraient placés sous la gestion d’un trust, qui les vendrait à des investisseurs via des jetons numériques utilisant la blockchain. Des logos de certaines entreprises internationales comme Tesla, AWS, Ikea, ou encore IHG ont en outre été insérés dans le document, sans qu’il soit clair si leur autorisation a été obtenue pour cela. Selon le quotidien britannique, « The Great Trust » a notamment été transmis à l’administration Trump. Le président américain avait lui-même proposé en février de transformer Gaza en un territoire administré par les États-Unis, envisageant d’en faire une « Riviera » du Moyen-Orient.