Tom Barrack : « Le calendrier du désarmement est fixé par Tel-Aviv, pas par Washington »
L’émissaire présidentiel américain Tom Barrack a achevé mercredi sa visite à Beyrouth en appelant les autorités libanaises à assumer pleinement leurs responsabilités dans le dossier du désarmement du Hezbollah. Il a affirmé, dans un message sans ambiguïté, que « le Liban ne dispose pas d’un délai illimité », et que le calendrier du démantèlement des armes « est fixé par Israël, non par Washington ». « Le Liban ne dispose pas d’un délai illimité. Oui, il existe un calendrier pour leur démantèlement, et c’est Israël, non Washington, qui le fixe », a-t-il déclaré devant un groupe de journalistes mercredi soir.
Interrogé sur la question de la normalisation avec Israël, l’émissaire a affirmé percevoir chez certains une volonté d’ouverture, bien que celle-ci ne soit pas exprimée officiellement. « Qui peut croire qu’Israël convoite le Liban ? S'il avait voulu l’annexer, il l’aurait fait depuis longtemps », a-t-il lancé. À propos des fermes occupées de Chebaa, territoire revendiqué par le Liban mais considéré comme syrien par la communauté internationale, Tom Barrack a ironisé : « Je croyais que c’était un haras du Kentucky ! C’est la plus belle terre que j’aie vue, mais pour quoi se bat-on ? Ces terres n’ont aucune valeur, elles pourraient être échangées sans difficulté. »
Revenant sur ses propos sur la Syrie, il a affirmé : « Les Syriens peinent à sortir de Damas. Ne craignez ni l’Iran, ni la Syrie, ni Israël, mais vos divisions internes. »