Le «Russiagate» et «l’empire du mensonge»
Le « Russiagate » est de retour aux États-Unis, avec la déclassification de documents qui prouveraient que l’opération a bien été montée de toutes pièces par Obama et la clique démocrate. L’occasion de se replonger dans cette affaire et de se pencher notamment sur sa couverture médiatique. Le « Russiagate » est, en effet, un cas d’école de manipulation et de mensonge de la presse dite mainstream. Mais il est aussi en grande partie à l’origine du rejet des grands médias par une part croissante de l’opinion et, peut-être même, de la réélection de Trump en 2024. L’affaire est lancée en 2016 par le Washington Post, qui relaie sans prendre aucun recul le rapport PropOrNot, un collectif anonyme classant arbitrairement des sites indépendants comme « relais de propagande russe ». Aucune vérification méthodologique sérieuse n'a été menée, en revanche, la publication alimente largement un récit de collusion entre Trump et la Russie.
Se met alors en place un effet miroir. Alors que les médias mainstream condamnent massivement les sites d’information alternatifs comme « agents du Kremlin » et que les « factcheckers » payés par ces mêmes médias les attaquent en boucle, ils soulèvent l'intérêt d'une part croissante de l’opinion. Si les menteurs subventionnés dénoncent des lieux de mensonges, c’est que l’on doit finalement y trouver une part de vérité, et justement particulièrement celle qui les dérange. Ceci explique en grande partie le succès de l’information par les réseaux sociaux et les sites internet indépendants et alternatifs. C’est l’essor de la « réinformation ».

https://francais.rt.com/opinions/123364-russiagate-empire-mensonge