L’éditorial de Patrick Saint-Paul : «Israël-Iran, la dangereuse surenchère»
Pour assurer sa survie, le régime des mollahs redouble de diatribes contre le « Grand Satan », jurant de « rayer de la carte l’entité sioniste ».
La guerre des Douze-Jours, menée par Israël en Iran avec l’appui des États-Unis, est loin d’avoir écarté définitivement la menace iranienne. Donald Trump déplore les « très mauvais signaux » envoyés par Téhéran un mois après la fin de la guerre. Et il avertit : « Nous les anéantirons en un clin d’œil » si le régime iranien relance ses activités nucléaires. La campagne militaire a laissé un goût d’inachevé à Tel-Aviv, qui n’excluait pas d’éliminer le guide Ali Khamenei pour abattre le régime. Israël met en garde les mollahs : il leur réserve d’autres « surprises ». Son « bras long » peut frapper le pouvoir iranien à la tête, le décapiter comme le Hezbollah au Liban.
Sur le fond, les frappes israélo-américaines à Fordo, Ispahan et Natanz n’ont donc rien réglé. Elles ont permis de gagner du temps sur le programme nucléaire iranien. Combien ? La question divise toujours les experts. Un recul de quelques mois serait déjà beaucoup, alors que l’Iran était sur…