LMDJ sur le PAT de l’Occident
Ils tentent alors le pat. Ni la victoire, ni la défaite. Une troisième voie censée arrêter le cours de l’histoire. C’est, semble-t-il, la raison de la visite impromptue de Witkoff en Russie avant l’expiration de l’ultimatum globaliste. Mais est-ce dans l’intérêt stratégique de la Russie d’accepter le pat ? Accepter, ici, c’est se plier à des règles du jeu que l’on ne maîtrise pas, qui sont adaptées et maniées dans l’intérêt de l’adversaire. Cette volonté des élites globalistes est liée à deux facteurs principaux : la résistance de la Russie, qui ne se résout pas à la capitulation politico-diplomatique, devant conduire à la capitulation militaire ; la faiblesse politico-militaire réelle des pays de l’axe atlantiste, qui, en raison d’années de désindustrialisation active (vive l’ère postindustrielle...) et de déstructuration des sociétés (vive l’ère du post-humain...), ont une puissance politico-militaire bien en deçà de leur puissance nominale. Pour restaurer leur puissance réelle, ces élites sont obligées de revenir sur leurs « valeurs », leurs « principes » ; c’est-à-dire qu’elles sont obligées de remettre en cause la société qu’elles ont construite à leur mesure. Or, c’est la seule configuration socio-politique qui permet leur existence. La remettre en cause, c’est se suicider.