Les métiers qui résistent encore et toujours à l’envahisseur des nouvelles technologies
Certaines compétences et singularités humaines surpassent largement les possibilités de l’intelligence artificielle. C’est pourquoi certains métiers bénéficient d’une protection.
Un point de non-retour. Cette année, OpenAI, le développeur de ChatGPT, affirme que son intelligence artificielle a déjà atteint le niveau du 50e meilleur programmeur au monde. Et elle devrait dépasser les programmeurs humains dans quelques mois avant d’atteindre un niveau surhumain. À l’instar du monde des échecs, les IA évolueront alors dans des sphères totalement inaccessibles au cerveau humain. Ce constat vertigineux fait de 2025 une année charnière pour le marché de l’emploi.
Compétences humaines complexes et interventions physiques
Les métiers concernés ont plusieurs choses en commun ; ils mobilisent des compétences humaines complexes - créativité, empathie, jugement - ou nécessitent une intervention physique - en «présentiel» dit-on désormais - dans des environnements variés. Ainsi, les métiers du soin et de l’accompagnement (infirmiers, aides-soignants, éducateurs spécialisés) sont les plus résistants face à l’IA. Ils ne peuvent pas être remplacés. Les artisans et ouvriers qualifiés du bâtiment également : maçons, électriciens, plombiers, menuisiers...
Une protection précieuse face à l’IA
Viennent ensuite les métiers du conseil et de la gestion humaine : coachs, managers, RH... Puis les professions créatives et artistiques ; les designers, scénaristes ou artistes visuels. Enfin, les techniciens de maintenance et réparateurs qui réalisent des interventions manuelles, concrètes et livrent un diagnostic parfois complexe. Ces professions bénéficient d’une protection précieuse : leurs tâches sont difficiles à modéliser, demandent du discernement et s’adaptent à des situations uniques. Dans ces domaines, l’intelligence artificielle agit surtout comme un outil d’assistance, non comme un substitut.