LMDJ sur “ La voiture electrique au nomy du sauvetage de la planète”
L’écologisme militant a pris le pouvoir à la Commission européenne, exigeant des mesures radicales au nom du sauvetage de la planète.
Lorsqu’ils se pencheront sur les innombrables péripéties économiques de l’Europe, les historiens auront sous la main une matière particulièrement dense en disséquant l’affaire de la voiture électrique. Hormis le point de départ - réduire les émissions de carbone d’un secteur particulièrement polluant -, que personne ne conteste, tout y est invraisemblable.
À commencer par la prise de pouvoir de l’écologisme militant à la Commission, exigeant des mesures radicales au nom du sauvetage de la planète. Le zèle de la technocratie bruxelloise a fait le reste au détriment de toute rationalité. Le bon sens recommandait de fixer aux constructeurs un objectif de réduction de CO2, charge à eux d’en définir les modalités. La Commission a cru bon de leur imposer le mode d’emploi, sanctions financières à l’appui. Avec ce diktat suicidaire : bannir en moins de quinze ans les moteurs thermiques au profit des électriques, sans aucune étude d’impact, ni sans savoir s’il existe une demande des clients