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Donald Trump annonce abroger un texte fondateur pour la lutte contre le changement climatique aux États-Unis
Posted on 12-02-26 07:35:54 In Trump II
Donald Trump a annoncé jeudi abroger un texte adopté sous Barack Obama et servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, un revirement majeur contre lequel s’opposaient les scientifiques et les défenseurs de l’environnement. Cette décision, annoncée en fanfare depuis la Maison-Blanche, met immédiatement fin aux normes d’émissions pour les véhicules et ouvre la voie à l’annulation d’autres réglementations environnementales, notamment en matière de rejets des centrales électriques
L e document en question stipulait que six gaz à effet de serre étaient dangereux pour la santé publique et servait de fondement à de très nombreuses régulations fédérales visant à limiter ces émissions.
Donald Trump a minimisé une nouvelle fois jeudi la crise climatique et nié le consensus scientifique à son sujet: «Je leur dis de ne pas s’inquiéter, car cela n’a rien à voir avec la santé publique, tout cela n’était qu’une arnaque, une arnaque géante.»
L e document en question stipulait que six gaz à effet de serre étaient dangereux pour la santé publique et servait de fondement à de très nombreuses régulations fédérales visant à limiter ces émissions.
Donald Trump a minimisé une nouvelle fois jeudi la crise climatique et nié le consensus scientifique à son sujet: «Je leur dis de ne pas s’inquiéter, car cela n’a rien à voir avec la santé publique, tout cela n’était qu’une arnaque, une arnaque géante.»
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Le FBI ne parvient pas à prouver l’existence d’un réseau pédocriminel organisé, Keir Starmer fragilisé par l’affaire Mandelson : les derniers développements de l’affaire Epstein
Posted on 09-02-26 04:49:49 In Trump II
Relancée fin janvier par la publication de plusieurs millions de documents confidentiels, l’affaire Epstein a refait surface avec fracas. Mais à la stupeur générale, le FBI conclut qu’il n’a pas trouvé de preuves selon lesquelles Jeffrey Epstein aurait dirigé un réseau de trafic sexuel au service de figures puissantes du monde politique, économique ou diplomatique. Une annonce d’autant plus surprenante que l’enquête, entamée depuis plusieurs années, avait mobilisé des moyens considérables.
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«L’Europe ne va pas dans la bonne direction» : retrouvez l’intégralité du discours de Donald Trump à Davos
Posted on 22-01-26 02:58:49 In Trump II
Groenland, Europe, immigration, fiscalité...Le président américain s’est exprimé longuement ce mercredi 21 janvier au Forum économique mondial à Davos.
C’est formidable de revenir dans cette belle ville de Davos, en Suisse, pour parler à tous ces dirigeants d’entreprise respectés, à tant d’amis, et à quelques ennemis.
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«Je veux juste un bout de glace», «Macron a essayé de faire le dur»... Ce qu’il faut retenir de la prise de parole de Donald Trump au Forum de Davos
Posted on 21-01-26 05:40:12 In Trump II
La queue devant la salle où Donald Trump devait prendre la parole, lors du forum économique de Davos, était à l’image des attentes entourant son discours : immense. Ce mercredi, au lendemain des allocutions offensives d’autres dirigeants, dont son homologue français, Emmanuel Macron, la patronne de l’Union européenne Ursula von der Leyen ou le canadien Mark Carney, le président américain a tenu une allocution fleuve, bien plus longue que ce qui était prévu.
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Sa harangue était émaillée d’insultes envers certaines personnalités ou nations, d’hyperboles et de digressions. L’occasion, également, pour ce passionné de catch de porter ses coups, répondre aux critiques et défendre sa politique.
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«Les États-Unis sont le moteur économique de la planète» : Donald Trump loue son bilan, après un an au pouvoir
En introduction de son discours, Donald Trump s’est félicité de son année passée à la tête de la Maison-Blanche, alors qu’il a fêté mardi le premier anniversaire de son investiture. «Notre économie est en plein essor» et «notre croissance économique est extraordinairement forte», s’est félicité le président américain, ajoutant que les États-Unis n’avaient «pratiquement pas d’inflation».
«Notre pays n’a jamais connu cela», a-t-il assuré, estimant que son pays était «moribond» sous Joe Biden, alors qu’il serait aujourd’hui «le pays le plus attractif du monde».
À lire aussi Croissance, emploi, inflation... L’économie américaine résiste mieux que prévu à un trumpisme débridé
L’Europe «ne va pas dans la bonne direction», cingle Trump
Quelques minutes seulement après le début de son discours, Donald Trump s’en est pris aux pays européens, estimant que «certaines régions d’Europe ne sont franchement plus reconnaissables». «J’aime l’Europe et je veux la voir prospérer, mais elle ne va pas dans la bonne direction», a-t-il jugé, critiquant les choix politiques réalisés sur le continent. Et d’ajouter, un peu plus tard, que son pays se soucie «profondément des peuples d’Europe».
Le président américain a ainsi repris certaines de ses critiques régulières, dénonçant l’immigration, les délocalisations ou la «grande escroquerie verte» de l’énergie renouvelable. Autant de pistes que l’administration Biden et d’autres capitales ont choisi de suivre, par erreur, a-t-il martelé. «L’Europe [...] doit sortir de la culture qu’ils ont mis en place depuis dix ans, ils se détruisent», a-t-il plaidé, défendant une «Europe forte» et des «alliés forts», unis autour d’un Occident «fort et uni».
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Trump dénonce «l’ingratitude» du Danemark sur le Groenland
Revenant sur le sujet épineux du Groenland, Donald Trump a jugé que ce territoire n’était pas défendu et peu développé. S’il a dit avoir un «immense respect pour les habitants du Groenland et du Danemark», le président américain a souligné que «tout allié de l’Otan doit défendre son territoire», ajoutant que seule la puissance américaine était capable de le faire pour ce territoire glacé. «C’est donc un intérêt national essentiel» pour les États-Unis de s’emparer de ce territoire, a-t-il plaidé, avant de préciser que le Groenland coûtait des «centaines de millions de dollars par an» au Danemark.
Donald Trump est ensuite revenu à la Seconde Guerre mondiale. «Nous nous sommes battus pour le Groenland. On a sauvé le Groenland et empêché les ennemis de s’y installer. [...] Après la guerre, on a rendu le Groenland au Danemark. À quel point avons-nous été stupides de faire cela ? [...] Comme ils sont ingrats, maintenant», a-t-il déclaré, au sujet des Danois.
À lire aussi «Un territoire américain depuis 2026» : la pression monte au Groenland
Le président américain demande l’ouverture de «négociations immédiates» pour acquérir le Groenland et ne veut pas utiliser «la force» pour s’en emparer
Durant son discours, Donald Trump a exigé l’ouverture de «négociations immédiates» pour acquérir Groenland, «comme nous l’avons fait plusieurs fois durant notre histoire», de même que les Européens. Et ce, afin d’y construire «le plus grand “Golden dome” [un projet de bouclier antimissiles américain, NDLR] jamais fait». «Je demande un morceau de glace froid et mal situé, qui peut jouer un rôle vital pour la paix mondiale», a martelé ensuite Donald Trump.
«Les gens pensaient que j’utiliserais la force. Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n’utiliserai pas la force», a-t-il déclaré Et d’ajouter, comme un avertissement : «Vous pouvez dire oui, vous pouvez dire non, et nous nous en souviendrons».
À lire aussi Terres rares, bases militaires, habitants : combien coûterait vraiment le Groenland à Donald Trump ?
«C’est à l’Europe de résoudre la guerre en Ukraine, pas aux États-Unis», selon Trump
Donald Trump a évoqué la guerre en Ukraine, qui, selon l’occupant de la Maison-Blanche, «n’aurait jamais commencé si l’élection présidentielle [américaine] de 2020 n’avait pas été truquée». «Et tout le monde sait qu’elle a été truquée. C’est sûrement une grande nouvelle pour vous, mais nous avons commencé à traduire des coupables en justice», a assuré Donald Trump.
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«C’est à l’Europe de résoudre la guerre en Ukraine, pas aux États-Unis», a ajouté le milliardaire, qui a dit devoir rencontrer le président Zelensky à Davos, ce mercredi. «Nous n’avons rien à voir là-dedans», a-t-il répété. Malgré une «haine profonde» entre les présidents russe et ukrainien, «nous sommes assez proches d’un accord. [...] S’ils ne le font pas, ils sont stupides. Cela vaut pour tous les deux», a lancé Donald Trump.
Macron «a essayé de faire le dur à cuire», ironise Trump
Donald Trump a longuement évoqué son homologue français, qu’il «apprécie», et qui a prononcé son discours mardi. «J’ai écouté son très beau discours hier avec ses lunettes de soleil. Qu’est-ce que c’était que ça ? [...] Il a essayé de faire le dur à cuire», a-t-il déclaré.
Et le président américain de raconter une fois de plus la discussion qu’il aurait eu avec le chef de l’État français au sujet du prix des médicaments. «J’ai dit à Emmanuel : “tu vas devoir augmenter le prix des médicaments”. “Non, non Donald je ne peux pas faire cela”, m’a-t-il dit. Je lui ai répondu : “Emmanuel, vous profitez des médicaments à bas coûts américains depuis des années. Si si tu vas le faire”, a ajouté le président américain. “Emmanuel, vous allez doubler, tripler les prix des médicaments. Et tu vas le faire sinon je mets des droits de douane de 25% sur tout ce que vous importez des États-Unis ou 100% sur les vins et champagnes français. Ça m’a pris trois minutes en moyenne par pays pour leur faire accepter”», a-t-il affirmé. Et de marteler : «Vous nous arnaquez depuis 30 ans !»
À lire aussi L’œil du tigre de Macron, les réseaux téléphoniques coupés pendant le discours de Trump... Plongée dans les coulisses de Davos, avec notre envoyé spécial
Éoliennes, nucléaire... Trump fustige les choix énergétiques de l’Europe
Donald Trump s’en est pris aux choix énergétiques de l’Europe, affirmant que les États-Unis avaient évité un «effondrement énergétique catastrophique» grâce à lui. Selon le président américain, le «Green New Deal» européen est «peut-être la plus grande escroquerie de l’histoire». Il a critiqué les éoliennes, qui sont «partout en Europe» alors qu’elles sont «inefficaces». «La Chine les fabrique et les vend aux gens stupides qui les achètent», a-t-il taclé. «Les gens idiots les achètent», a-t-il répété.
Donald Trump a également déploré l’interdiction de forer en mer du Nord pour des raisons environnementales.
Le Canada «existe grâce aux États-Unis», proclame Donald Trump
Le président américain a décoché une pique à l’endroit du premier ministre canadien, Mark Carney, dont le discours offensif, mardi, a été abondamment partagé et vu sur les réseaux sociaux. «Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu», a-t-il notamment déclaré, soutenant fermement le Danemark face aux ambitions américaines.
Des propos que Donald Trump a visiblement peu appréciés. «Le Canada reçoit beaucoup de choses gratuitement de notre part, soit dit en passant. [...] J’ai regardé votre premier ministre hier, il n’était pas si reconnaissant, mais les Canadiens devraient l’être. [...] Le Canada existe grâce aux États-Unis, souviens-t’en, Mark, la prochaine fois que tu fais une déclaration», a-t-il répondu.
À lire aussi Le Canada et la Chine renouent après huit ans de brouille, un pied de nez aux États-Unis
De nouvelles critiques envers le patron de la Fed, Jerome Powell
Devant l’assemblée, Donald Trump a de nouveau critiqué vertement le patron de la Fed, surnommé Jerome «trop tard» Powell. Celui-ci a changé depuis sa nomination, a-t-il jugé : «C’est incroyable ce que les gens changent. [...] Ils disent ce que je veux entendre, puis ils sont engagés et ils augmentent les taux», a soupiré le président américain, dénonçant une «forme d’infidélité».
Jerome Powell, «toujours en retard», sera remplacé par «quelqu’un d’excellent» qui fera un «bon boulot», a déclaré le chef de l’État.
À lire aussi Les gouverneurs de la Fed resserrent les rangs derrière Jerome Powell
Le Venezuela «va gagner plus d’argent dans les prochains six mois que durant les vingt dernières années», affirme Trump
Défendant son bilan énergétique, le président américain est revenu rapidement sur l’état du Venezuela, qui était «un grand pays» et a des «problèmes», mais est aidé par les États-Unis. Caracas et Washington vont partager l’argent issu des 50 millions de barils que les Américains auraient reçus, a affirmé Donald Trump, ajoutant qu’ainsi, le Venezuela «va aller très bien».
Le pays «va gagner plus d’argent dans les prochains six mois que durant les vingt dernières années», a-t-il ajouté, jugeant la coopération «bonne» et la nouvelle direction de la nation «très bonne».
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Jac
le 21/01/2026 à 16:30
Il y a quand même des vérités dans son discours, notamment sur l europe.
Olivier.wa
le 21/01/2026 à 16:29
Je ne sais pas ce qui est le plus triste…le président de la première puissance mondiale qui raconte n’importe quoi (8 guerres arrêtées, économie fabuleuse, etc) ou les 35% d américains qui le croient. C’est terrifiant comme mes gens sont manipulables. Il suffit juste de les bombarder de mensonges à longueur de journée et ils finissent pas tout croire car ils ne prennent même plus le temps d’aller se renseigner ou chercher de l’info contradictoire pour de faire leur opinion.
anonyme
le 21/01/2026 à 16:29
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Et le président américain de raconter une fois de plus la discussion qu’il aurait eu avec le chef de l’État français au sujet du prix des médicaments. «J’ai dit à Emmanuel : “tu vas devoir augmenter le prix des médicaments”. “Non, non Donald je ne peux pas faire cela”, m’a-t-il dit. Je lui ai répondu : “Emmanuel, vous profitez des médicaments à bas coûts américains depuis des années. Si si tu vas le faire”, a ajouté le président américain. “Emmanuel, vous allez doubler, tripler les prix des médicaments. Et tu vas le faire sinon je mets des droits de douane de 25% sur tout ce que vous importez des États-Unis ou 100% sur les vins et champagnes français. Ça m’a pris trois minutes en moyenne par pays pour leur faire accepter”», a-t-il affirmé. Et de marteler : «Vous nous arnaquez depuis 30 ans !»
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Jac
le 21/01/2026 à 16:30
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Olivier.wa
le 21/01/2026 à 16:29
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Un « Conseil de paix » avec un ticket d'entrée à 1 milliard de dollars en cash : le délirant projet de Trump pour remplacer l'ONU
Posted on 20-01-26 03:50:38 In Trump II
L'instance avait été initialement présentée pour superviser la reconstruction de Gaza, mais sa charte ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien. Elle lui assigne un objectif plus large, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde. La France n'entend pas y participer. Le roi du Maroc fera partie des «membres fondateurs»
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Tensions entre les États-Unis et l'Iran : Trump n'a aucune voie vers une "gain" facile malgré les malheurs de Téhéran
Posted on 17-01-26 10:20:27 In Trump II
Malgré la position vulnérable de l'Iran, toute frappe américaine pourrait risquer de déclencher un conflit prolongé, selon les analystes
Washington, DC - Donald Trump dit que son objectif en Iran est de "gagner".
Mais le président des États-Unis n'a pas de chemin facile vers la victoire contre un système de gouvernement iranien idéologique qui se bat pour la survie, selon les analystes.
L'Iran est susceptible de riposter de manière significative contre toute attaque contre son gouvernement central, contrairement à sa réponse largement symbolique au bombardement américain des installations nucléaires du pays en juin et à l'assassinat de son plus haut général Qassem Soleimani en 2020.
Une frappe de décapitation pour tuer le chef suprême Ali Khamenei et d'autres hauts fonctionnaires pourrait ne pas faire s'effondrer le régime et pourrait conduire à une nouvelle déstabilisation, et une guerre américaine prolongée pourrait s'avérer catastrophique et coûteuse pour Washington et la région.
« Toutes les options sont assez terribles », a déclaré Barbara Slavin, éminente membre du groupe de réflexion Stimson Center.
« Il est très difficile de savoir ce qui se passera si vous faites « A » ou « B ». Quels vont être les séquelles ? Et surtout si le régime sent que son dos est contre le mur, il pourrait s'en proser de manière vraiment horrible contre les forces américaines dans la région, contre les alliés. »
Depuis le début de l'année, alors qu'une vague de manifestations antigouvernementales balaye l'Iran, Trump a menacé d'intervenir militairement contre le pays si les autorités tuent des manifestants.
« Si l'Iran tire [sic] et tue violemment des manifestants pacifiques, ce qui est leur coutume, les États-Unis d'Amérique viendront à leur secours. Nous sommes verrouillés, chargés et prêts à partir", a écrit Trump dans un post sur les réseaux sociaux le 2 janvier.
Au cours des deux dernières semaines, il a répété cette menace à plusieurs reprises, et il a appelé les manifestants à prendre le contrôle des institutions de l'État, leur promettant que "l'aide est en route".
Mais le gouvernement a mené une répression meurtrière, et le nombre de morts a atteint des milliers, selon des groupes d'activistes. Alors que les autorités iraniennes imposaient une panne totale d'Internet au pays, Trump semblait revenir sur sa position.
Mercredi, Trump a présenté la version de Téhéran des événements - selon laquelle des manifestants armés ciblaient les forces de sécurité.
« Ils [les responsables iraniens] ont dit que les gens leur tiraient dessus avec des armes à feu, et qu'ils tiraient en retour », a déclaré Trump. « Et vous savez, c'est l'une de ces choses, mais ils m'ont dit qu'il n'y aurait pas d'exécutions, et j'espère donc que c'est vrai. »
Deux jours plus tard, Trump a exprimé son "respect" et sa gratitude à l'Iran pour avoir annulé ce qu'il a dit être 800 exécutions prévues pour jeudi.
« Sucre élevé du Venezuela »
Certains rapports suggèrent également que le mouvement de protestation semble reculer pour l'instant, bien qu'il soit difficile de vérifier la situation sur le terrain avec les Iraniens incapables d'accéder à Internet.
Mais les experts préviennent que la crise n'est pas terminée et que la situation pourrait changer rapidement. Les manifestations peuvent s'enflammer à nouveau, et Trump n'a pas retiré l'option militaire de la table.
Plusieurs médias américains ont rapporté vendredi que le Pentagone commence à augmenter les actifs militaires au Moyen-Orient, y compris un groupe de frappe de porte-avions.
Trump a montré sa volonté de déployer la force brute de l'armée américaine pour faire avancer ses objectifs politiques.
Il s'est vanté du meurtre du chef de l'EISI (ISI) Abu Bakr al-Baghdadi en 2019, de l'assassinat de Soleimani et du bombardement des installations nucléaires iraniennes l'année dernière. Ce mois-ci, il a ordonné l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Mais les experts disent que les chances de Trump d'une victoire opérationnelle rapide en Iran sont minces.
« Ce n'est pas le Venezuela », a déclaré Slavin à propos de l'Iran.
« Ce n'est pas un et c'est fait, et compte tenu de toutes les autres crises, dont beaucoup sont auto-infligées, auxquelles il est confronté - le Venezuela, cet effort ridicule pour prendre le contrôle du Groenland - veut-il vraiment une crise massive au Moyen-Orient après avoir fait campagne contre ce genre d'aventure ? »
Il y a à peine deux mois, l'administration Trump a publié une stratégie de sécurité nationale décrivant une poussée visant à éloigner les ressources en politique étrangère du Moyen-Orient. Il a déclaré que les considérations passées qui ont rendu la région si importante pour les États-Unis - à savoir la production d'énergie et le conflit généralisé - "ne tiennent plus".
Le document affirmait également l'engagement de Trump envers le non-interventionnisme.
« Nous recherchons de bonnes relations et des relations commerciales pacifiques avec les nations du monde sans leur imposer un changement social démocratique ou autre qui diffère largement de leurs traditions et de leur histoire », peut-on lire.
Cependant, compte tenu de la répression brutale du gouvernement iranien contre les manifestations, Trump s'est peut-être « mis dans la coince en interventionniste humanitaire », selon Trita Parsi, vice-présidente exécutive du Quincy Institute, un groupe de réflexion axé sur la diplomatie.
« Il est peut-être sur un niveau de sucre du Venezuela, mais cela n'est pas reproductible en Iran de la même manière, et cela nécessiterait une énorme force militaire », a déclaré Parsi à Al Jazeera.
Comment l'Iran peut réagir
Après les frappes de juin 2025 contre les installations nucléaires de l'Iran, la réponse de Téhéran a été relativement retenue. Les forces iraniennes ont tiré une volée de missiles sur la base aérienne d'Al Udeid au Qatar, qui accueille des troupes américaines, dans une attaque qui n'a fait aucune victime.
Mais Parsi a déclaré que les autorités iraniennes sont arrivées à la conclusion qu'elles ne toléreraient plus les attaques pour éviter une confrontation majeure avec Washington.
« Même si cela va être très mauvais pour eux, bien sûr, la mesure du succès pour Trump et la mesure du succès pour l'Iran peuvent être très différentes », a-t-il déclaré.
« Trump devra peut-être faire tomber tout l'État. Les Iraniens ne peuvent pas gagner la guerre, mais ils n'ont pas à le faire. Ils doivent juste s'assurer de détruire la présidence de Trump avant de perdre une guerre prolongée qui dure quelques semaines. La flambée des prix du pétrole, l'inflation dans le monde entier, y compris aux États-Unis, pourrait suffire à détruire la présidence de Trump. »
Naysan Rafati, analyste iranien principal au groupe de réflexion du Groupe de crise internationale, a déclaré que les responsables iraniens étaient prêts à tolérer à la fois l'assassinat de Soleimani et les frappes contre les installations nucléaires en raison de la nature limitée des attaques.
Mais le régime considère les manifestations antigouvernementales comme une menace existentielle, et même une attaque américaine limitée pourrait provoquer une réponse plus forte de la part de Téhéran.
« Si les Iraniens sont convaincus qu'il s'agit du début d'une campagne plus large ou que son effet sur le terrain sera suffisamment galvanisant pour déclencher une nouvelle augmentation des manifestations, alors leur position désespérée pourrait conduire à des décisions imprudentes », a déclaré Rafati à Al Jazeera.
Si l'objectif de Trump était de faire s'effondrer le régime, Rafati pense que Washington s'appuierait idéalement sur une "synergie" de manifestants atteignant une masse critique et d'Iraniens agissant comme des bottes sur le terrain, soutenues par une campagne aérienne américaine.
Mais il a noté que Trump est plus enclin à poursuivre des opérations militaires rapides et décisives.
« Et ici, vous entrez dans des scénarios potentiels où les extrémités sont un peu boueuses », a déclaré Rafati.
« Par exemple, que se passe-t-il si vous vous retrouvez dans un scénario d'action américaine, de représailles iraniennes, puis de réponse supplémentaire aux États-Unis - puis d'élargissement de la campagne ? »
L'Iran en difficulté
Malgré les risques associés à l'action militaire avec l'Iran, les ennemis de Téhéran, y compris de nombreux responsables américains dans l'orbite de Trump, voient une opportunité historique de faire tomber le système iranien.
Depuis le triomphe de la révolution islamique en 1979, l'Iran a enduré d'énormes difficultés et a survécu aux guerres, aux sanctions et aux troubles internes.
La guerre Iran-Irak dans les années 1980 a duré huit ans et a tué des centaines de milliers de personnes. Mais le régime y a survécu, car il a résisté à plusieurs vagues de protestations, de crises économiques et de querelles au sein de la classe dirigeante.
Mais la République islamique traverse actuellement la période la plus difficile de ses 47 ans d'histoire, selon les analystes.
Le réseau d'alliés régionaux que Téhéran a favorisé pendant des décennies - connu sous le nom d'« axe de la résistance » - s'est effondré.
Le Hamas et le Hezbollah ont été gravement affaiblis par la guerre génocidaire d'Israël contre Gaza et sa campagne dévastatrice de 2024 au Liban. L'ancien président Bashar al-Assad en Syrie est tombé face à des combattants d'opposition armés hostiles à Téhéran qui ont depuis pris le pouvoir.
Même au Venezuela, l'Iran a perdu l'un de ses derniers alliés debout à Maduro après son détention.
Militairement, la capacité de l'Iran à dissuader les attaques a été sévèrement dégradée après qu'Israël a retiré les défenses aériennes du pays et revendiqué le contrôle total du ciel du pays en juin de l'année dernière.
Le programme nucléaire de Téhéran a également été gravement endommagé par les frappes américaines, et l'Iran n'enrichit plus l'uranium, bien qu'il continue d'insister sur son droit à l'enrichissement.
Ces défis externes ont été aggravés par une chute économique écrasante après des années de sanctions. La monnaie iranienne, le rial, a perdu plus de 90 % de sa valeur, atteignant un niveau total.
Et les manifestations, qui ont été accueillies par une sévère réponse sécuritaire, représentent maintenant une crise de légitimité pour le gouvernement.
« La férocité avec laquelle l'État a réagi au cours des deux dernières semaines souligne leur sentiment de profonde vulnérabilité, tant en termes de légitimité politique interne que de leur position stratégique dans la région et vis-à-vis des États-Unis », a déclaré Rafati.
Pour les faucons de guerre à Washington, la vulnérabilité actuelle de l'Iran est une chance de "vaincre le grand bete noir de la politique régionale américaine au cours des 47 dernières années", a ajouté Rafati.
Chances de diplomatie
Le sénateur américain Lindsey Graham, qui est proche de Trump, a fait en sorte que l'Iran est mûr pour un changement de régime, et il s'est rendu en Israël cette semaine pour faire avancer la poussée pour la guerre.
Les voix interventionnistes autour de Trump, cependant, sont équilibrées par la dynamique géopolitique : les alliés du Golfe des États-Unis, méfiants de l'instabilité et de la violence régionale, ont mis en garde contre la grève de l'Iran.
En interne, Trump doit également faire face aux électeurs américains avant les élections critiques de mi-mandat de 2026, y compris de grands segments de sa base "America First" qui sont largement opposés à la guerre après les échecs en Irak et en Afghanistan.
Parsi a noté que, même si l'enlèvement de Maduro a coûté un peu coûteux aux États-Unis, les sondages d'opinion suggèrent que le public américain n'est pas satisfait de l'intervention militaire au Venezuela.
« Je ne pense pas que sa base soit du tout excitée à ce sujet », a déclaré Parsi.
« Je pense que la base se demande pourquoi il est toujours aussi concentré sur les questions de politique étrangère au lieu de se concentrer sur les questions intérieures qui, selon eux, sont beaucoup plus importantes pour leurs préoccupations. »
Alors, la diplomatie est-elle toujours possible ?
Jeudi, l'envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, a déclaré qu'il espérait qu'il y aurait une résolution diplomatique.
Il a esquissé une liste des demandes américaines pour l'Iran : renoncer à l'enrichissement nucléaire, remettre de l'uranium hautement enrichi, réduire son programme de missiles et mettre fin au soutien aux "proxys" comme le Hezbollah.
« S'ils veulent revenir à la ligue des nations [et] nous pouvons résoudre ces quatre problèmes diplomatiquement, alors ce serait une excellente résolution. L'alternative est mauvaise », a déclaré Witkoff.
Parsi, cependant, a déclaré que les États-Unis demandent la capitulation de l'Iran et déplacent les poteaux de but.
« Je ne vois pas de probabilité que la diplomatie réussisse à moins qu'il n'y ait un recalibrement profond de ce que les États-Unis cherchent réellement à réaliser, du moins dans ce scénario », a-t-il déclaré.
« Je ne suis pas particulièrement optimiste sur le fait que la diplomatie de la manière que l'administration envisage actuellement puisse réussir. »
Mais Rafati a souligné que l'Iran est actuellement déjà à zéro enrichissement, mais que le pays a maintenu son droit de concentrer l'uranium et de renforcer ses défenses.
« Étant donné que la position iranienne, en particulier sur l'enrichissement, a été assez cohérente [et] sa position sur les missiles a été assez cohérente, elle nécessiterait un changement très important de ses positions, reconnaissant que ses fortunes économiques et politiques ne sont pas prometteuses », a-t-il déclaré.
L'Iran est resté provocateur tout au long de l'épreuve, décrivant les manifestations comme un complot américano-israélien pour répandre le chaos dans le pays. Les responsables iraniens ont souligné aux médias israéliens que des agents étrangers arment des manifestants pour tuer les forces de sécurité et attaquer les institutions publiques.
Téhéran a également promis de fortes représailles contre toute attaque extérieure.
Mais Slavin a déclaré qu'il est possible que l'Iran puisse faire des compromis sur la question nucléaire et renoncer à son uranium enrichi pour un allégement des sanctions.
« Ce serait très controversé. Beaucoup de gens accuseraient Trump de vendre les manifestants, mais je pourrais imaginer qu'il pourrait prendre une sorte d'accord comme ça et l'appeler une grande victoire », a-t-elle déclaré à Al Jazeera.
Washington, DC - Donald Trump dit que son objectif en Iran est de "gagner".
Mais le président des États-Unis n'a pas de chemin facile vers la victoire contre un système de gouvernement iranien idéologique qui se bat pour la survie, selon les analystes.
L'Iran est susceptible de riposter de manière significative contre toute attaque contre son gouvernement central, contrairement à sa réponse largement symbolique au bombardement américain des installations nucléaires du pays en juin et à l'assassinat de son plus haut général Qassem Soleimani en 2020.
Une frappe de décapitation pour tuer le chef suprême Ali Khamenei et d'autres hauts fonctionnaires pourrait ne pas faire s'effondrer le régime et pourrait conduire à une nouvelle déstabilisation, et une guerre américaine prolongée pourrait s'avérer catastrophique et coûteuse pour Washington et la région.
« Toutes les options sont assez terribles », a déclaré Barbara Slavin, éminente membre du groupe de réflexion Stimson Center.
« Il est très difficile de savoir ce qui se passera si vous faites « A » ou « B ». Quels vont être les séquelles ? Et surtout si le régime sent que son dos est contre le mur, il pourrait s'en proser de manière vraiment horrible contre les forces américaines dans la région, contre les alliés. »
Depuis le début de l'année, alors qu'une vague de manifestations antigouvernementales balaye l'Iran, Trump a menacé d'intervenir militairement contre le pays si les autorités tuent des manifestants.
« Si l'Iran tire [sic] et tue violemment des manifestants pacifiques, ce qui est leur coutume, les États-Unis d'Amérique viendront à leur secours. Nous sommes verrouillés, chargés et prêts à partir", a écrit Trump dans un post sur les réseaux sociaux le 2 janvier.
Au cours des deux dernières semaines, il a répété cette menace à plusieurs reprises, et il a appelé les manifestants à prendre le contrôle des institutions de l'État, leur promettant que "l'aide est en route".
Mais le gouvernement a mené une répression meurtrière, et le nombre de morts a atteint des milliers, selon des groupes d'activistes. Alors que les autorités iraniennes imposaient une panne totale d'Internet au pays, Trump semblait revenir sur sa position.
Mercredi, Trump a présenté la version de Téhéran des événements - selon laquelle des manifestants armés ciblaient les forces de sécurité.
« Ils [les responsables iraniens] ont dit que les gens leur tiraient dessus avec des armes à feu, et qu'ils tiraient en retour », a déclaré Trump. « Et vous savez, c'est l'une de ces choses, mais ils m'ont dit qu'il n'y aurait pas d'exécutions, et j'espère donc que c'est vrai. »
Deux jours plus tard, Trump a exprimé son "respect" et sa gratitude à l'Iran pour avoir annulé ce qu'il a dit être 800 exécutions prévues pour jeudi.
« Sucre élevé du Venezuela »
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Trump a montré sa volonté de déployer la force brute de l'armée américaine pour faire avancer ses objectifs politiques.
Il s'est vanté du meurtre du chef de l'EISI (ISI) Abu Bakr al-Baghdadi en 2019, de l'assassinat de Soleimani et du bombardement des installations nucléaires iraniennes l'année dernière. Ce mois-ci, il a ordonné l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Mais les experts disent que les chances de Trump d'une victoire opérationnelle rapide en Iran sont minces.
« Ce n'est pas le Venezuela », a déclaré Slavin à propos de l'Iran.
« Ce n'est pas un et c'est fait, et compte tenu de toutes les autres crises, dont beaucoup sont auto-infligées, auxquelles il est confronté - le Venezuela, cet effort ridicule pour prendre le contrôle du Groenland - veut-il vraiment une crise massive au Moyen-Orient après avoir fait campagne contre ce genre d'aventure ? »
Il y a à peine deux mois, l'administration Trump a publié une stratégie de sécurité nationale décrivant une poussée visant à éloigner les ressources en politique étrangère du Moyen-Orient. Il a déclaré que les considérations passées qui ont rendu la région si importante pour les États-Unis - à savoir la production d'énergie et le conflit généralisé - "ne tiennent plus".
Le document affirmait également l'engagement de Trump envers le non-interventionnisme.
« Nous recherchons de bonnes relations et des relations commerciales pacifiques avec les nations du monde sans leur imposer un changement social démocratique ou autre qui diffère largement de leurs traditions et de leur histoire », peut-on lire.
Cependant, compte tenu de la répression brutale du gouvernement iranien contre les manifestations, Trump s'est peut-être « mis dans la coince en interventionniste humanitaire », selon Trita Parsi, vice-présidente exécutive du Quincy Institute, un groupe de réflexion axé sur la diplomatie.
« Il est peut-être sur un niveau de sucre du Venezuela, mais cela n'est pas reproductible en Iran de la même manière, et cela nécessiterait une énorme force militaire », a déclaré Parsi à Al Jazeera.
Comment l'Iran peut réagir
Après les frappes de juin 2025 contre les installations nucléaires de l'Iran, la réponse de Téhéran a été relativement retenue. Les forces iraniennes ont tiré une volée de missiles sur la base aérienne d'Al Udeid au Qatar, qui accueille des troupes américaines, dans une attaque qui n'a fait aucune victime.
Mais Parsi a déclaré que les autorités iraniennes sont arrivées à la conclusion qu'elles ne toléreraient plus les attaques pour éviter une confrontation majeure avec Washington.
« Même si cela va être très mauvais pour eux, bien sûr, la mesure du succès pour Trump et la mesure du succès pour l'Iran peuvent être très différentes », a-t-il déclaré.
« Trump devra peut-être faire tomber tout l'État. Les Iraniens ne peuvent pas gagner la guerre, mais ils n'ont pas à le faire. Ils doivent juste s'assurer de détruire la présidence de Trump avant de perdre une guerre prolongée qui dure quelques semaines. La flambée des prix du pétrole, l'inflation dans le monde entier, y compris aux États-Unis, pourrait suffire à détruire la présidence de Trump. »
Naysan Rafati, analyste iranien principal au groupe de réflexion du Groupe de crise internationale, a déclaré que les responsables iraniens étaient prêts à tolérer à la fois l'assassinat de Soleimani et les frappes contre les installations nucléaires en raison de la nature limitée des attaques.
Mais le régime considère les manifestations antigouvernementales comme une menace existentielle, et même une attaque américaine limitée pourrait provoquer une réponse plus forte de la part de Téhéran.
« Si les Iraniens sont convaincus qu'il s'agit du début d'une campagne plus large ou que son effet sur le terrain sera suffisamment galvanisant pour déclencher une nouvelle augmentation des manifestations, alors leur position désespérée pourrait conduire à des décisions imprudentes », a déclaré Rafati à Al Jazeera.
Si l'objectif de Trump était de faire s'effondrer le régime, Rafati pense que Washington s'appuierait idéalement sur une "synergie" de manifestants atteignant une masse critique et d'Iraniens agissant comme des bottes sur le terrain, soutenues par une campagne aérienne américaine.
Mais il a noté que Trump est plus enclin à poursuivre des opérations militaires rapides et décisives.
« Et ici, vous entrez dans des scénarios potentiels où les extrémités sont un peu boueuses », a déclaré Rafati.
« Par exemple, que se passe-t-il si vous vous retrouvez dans un scénario d'action américaine, de représailles iraniennes, puis de réponse supplémentaire aux États-Unis - puis d'élargissement de la campagne ? »
L'Iran en difficulté
Malgré les risques associés à l'action militaire avec l'Iran, les ennemis de Téhéran, y compris de nombreux responsables américains dans l'orbite de Trump, voient une opportunité historique de faire tomber le système iranien.
Depuis le triomphe de la révolution islamique en 1979, l'Iran a enduré d'énormes difficultés et a survécu aux guerres, aux sanctions et aux troubles internes.
La guerre Iran-Irak dans les années 1980 a duré huit ans et a tué des centaines de milliers de personnes. Mais le régime y a survécu, car il a résisté à plusieurs vagues de protestations, de crises économiques et de querelles au sein de la classe dirigeante.
Mais la République islamique traverse actuellement la période la plus difficile de ses 47 ans d'histoire, selon les analystes.
Le réseau d'alliés régionaux que Téhéran a favorisé pendant des décennies - connu sous le nom d'« axe de la résistance » - s'est effondré.
Le Hamas et le Hezbollah ont été gravement affaiblis par la guerre génocidaire d'Israël contre Gaza et sa campagne dévastatrice de 2024 au Liban. L'ancien président Bashar al-Assad en Syrie est tombé face à des combattants d'opposition armés hostiles à Téhéran qui ont depuis pris le pouvoir.
Même au Venezuela, l'Iran a perdu l'un de ses derniers alliés debout à Maduro après son détention.
Militairement, la capacité de l'Iran à dissuader les attaques a été sévèrement dégradée après qu'Israël a retiré les défenses aériennes du pays et revendiqué le contrôle total du ciel du pays en juin de l'année dernière.
Le programme nucléaire de Téhéran a également été gravement endommagé par les frappes américaines, et l'Iran n'enrichit plus l'uranium, bien qu'il continue d'insister sur son droit à l'enrichissement.
Ces défis externes ont été aggravés par une chute économique écrasante après des années de sanctions. La monnaie iranienne, le rial, a perdu plus de 90 % de sa valeur, atteignant un niveau total.
Et les manifestations, qui ont été accueillies par une sévère réponse sécuritaire, représentent maintenant une crise de légitimité pour le gouvernement.
« La férocité avec laquelle l'État a réagi au cours des deux dernières semaines souligne leur sentiment de profonde vulnérabilité, tant en termes de légitimité politique interne que de leur position stratégique dans la région et vis-à-vis des États-Unis », a déclaré Rafati.
Pour les faucons de guerre à Washington, la vulnérabilité actuelle de l'Iran est une chance de "vaincre le grand bete noir de la politique régionale américaine au cours des 47 dernières années", a ajouté Rafati.
Chances de diplomatie
Le sénateur américain Lindsey Graham, qui est proche de Trump, a fait en sorte que l'Iran est mûr pour un changement de régime, et il s'est rendu en Israël cette semaine pour faire avancer la poussée pour la guerre.
Les voix interventionnistes autour de Trump, cependant, sont équilibrées par la dynamique géopolitique : les alliés du Golfe des États-Unis, méfiants de l'instabilité et de la violence régionale, ont mis en garde contre la grève de l'Iran.
En interne, Trump doit également faire face aux électeurs américains avant les élections critiques de mi-mandat de 2026, y compris de grands segments de sa base "America First" qui sont largement opposés à la guerre après les échecs en Irak et en Afghanistan.
Parsi a noté que, même si l'enlèvement de Maduro a coûté un peu coûteux aux États-Unis, les sondages d'opinion suggèrent que le public américain n'est pas satisfait de l'intervention militaire au Venezuela.
« Je ne pense pas que sa base soit du tout excitée à ce sujet », a déclaré Parsi.
« Je pense que la base se demande pourquoi il est toujours aussi concentré sur les questions de politique étrangère au lieu de se concentrer sur les questions intérieures qui, selon eux, sont beaucoup plus importantes pour leurs préoccupations. »
Alors, la diplomatie est-elle toujours possible ?
Jeudi, l'envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, a déclaré qu'il espérait qu'il y aurait une résolution diplomatique.
Il a esquissé une liste des demandes américaines pour l'Iran : renoncer à l'enrichissement nucléaire, remettre de l'uranium hautement enrichi, réduire son programme de missiles et mettre fin au soutien aux "proxys" comme le Hezbollah.
« S'ils veulent revenir à la ligue des nations [et] nous pouvons résoudre ces quatre problèmes diplomatiquement, alors ce serait une excellente résolution. L'alternative est mauvaise », a déclaré Witkoff.
Parsi, cependant, a déclaré que les États-Unis demandent la capitulation de l'Iran et déplacent les poteaux de but.
« Je ne vois pas de probabilité que la diplomatie réussisse à moins qu'il n'y ait un recalibrement profond de ce que les États-Unis cherchent réellement à réaliser, du moins dans ce scénario », a-t-il déclaré.
« Je ne suis pas particulièrement optimiste sur le fait que la diplomatie de la manière que l'administration envisage actuellement puisse réussir. »
Mais Rafati a souligné que l'Iran est actuellement déjà à zéro enrichissement, mais que le pays a maintenu son droit de concentrer l'uranium et de renforcer ses défenses.
« Étant donné que la position iranienne, en particulier sur l'enrichissement, a été assez cohérente [et] sa position sur les missiles a été assez cohérente, elle nécessiterait un changement très important de ses positions, reconnaissant que ses fortunes économiques et politiques ne sont pas prometteuses », a-t-il déclaré.
L'Iran est resté provocateur tout au long de l'épreuve, décrivant les manifestations comme un complot américano-israélien pour répandre le chaos dans le pays. Les responsables iraniens ont souligné aux médias israéliens que des agents étrangers arment des manifestants pour tuer les forces de sécurité et attaquer les institutions publiques.
Téhéran a également promis de fortes représailles contre toute attaque extérieure.
Mais Slavin a déclaré qu'il est possible que l'Iran puisse faire des compromis sur la question nucléaire et renoncer à son uranium enrichi pour un allégement des sanctions.
« Ce serait très controversé. Beaucoup de gens accuseraient Trump de vendre les manifestants, mais je pourrais imaginer qu'il pourrait prendre une sorte d'accord comme ça et l'appeler une grande victoire », a-t-elle déclaré à Al Jazeera.
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« Redondantes, mal gérées, inutiles » : Trump ordonne le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales, dont le GIEC
Posted on 08-01-26 02:06:07 In Trump II
Pour l'administration Trump, les organisations visées, notamment la Convention-cadre de l'ONU sur le climat, « sapent l'indépendance américaine et gaspillent l'argent des contribuables ».
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Groenland : « Avant, les Etats-Unis étaient la solution, maintenant ils sont le problème »
Posted on 07-01-26 11:04:34 In Trump II
Cela s'inscrit dans un projet de prédation mondiale pur et simple des gisements de matières premières jugées stratégiques. Pourtant, pour s'emparer de terres rares, il suffit d'investir sur le terrain, ce qu'ont d'ailleurs commencé à faire des entreprises minières au Groenland. Mais pourquoi payer quand on peut confisquer ?
....,En fait, la conception des zones d'influence de Donald Trump est « ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est aussi bientôt à moi ».
....,En fait, la conception des zones d'influence de Donald Trump est « ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est aussi bientôt à moi ».