500 millions de dollars par jour : jusqu
Malgré les tirs de missiles de l'Iran et du Hezbollah, qui paralysent en partie l'activité des entreprises, et le boom des dépenses militaires, l'économie israélienne tient bon. A condition que la guerre ne s'éternise pas.
Bref, une hémorragie budgétaire est en cours. Le déficit, qui devait être limité à 3,9 % cette année, va grimper à 5,1 %. De même, la Banque d'Israël a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l'année à 4,7 %, contre 5,2 % avant la guerre. Malgré tout, l'heure n'est pas à la panique. La Bourse de Tel-Aviv, dopée par les entreprises de high-tech, qui peuvent pratiquer le télétravail, après un léger passage à vide au début de la guerre, se rapproche d'un nouveau record.
Guerre d'usure
Le shekel, la devise nationale, grimpe face à l'euro et reste stable vis-à-vis du dollar. L'inflation est maîtrisée à moins de 2 % en rythme annuel. Le ratio de la dette par rapport au PIB s'est dégradé, mais de seulement 2 %, à 70 %. Le Trésor israélien ne rencontre jusqu'à présent aucune difficulté majeure à lever des capitaux sur les marchés internationaux. De même, des dizaines de start-up prévoient de faire leur entrée dans les prochains mois à la Bourse.